Agoudal / Imichil, plus ballade aux lacs d’Imichil.
Imichil est rapidement atteinte, il n’y a que 60 à 70 km entre les deux villes et quasiment tout se fait en descente. J’ai l’impression que de ce côté-ci de l’Atlas, les enfants sont un peu plus « difficiles » qu’ailleurs… J’ai même dû, une fois, faire semblant de me mettre en colère, mais rien de réellement méchant. D’ailleurs la scène était assez marrante, je suis au milieu de la route en train de hausser la voix, les enfants me tournent autour sans trop oser m’approcher quand une femme vient à mon secours en faisant tournoyer un torchon pour éparpiller la marmaille.
Toute règle ayant son exception, nous avons, aussi, ce jour là rencontré des gamins trop, trop mignons.
Les premiers, lors d’une pause coca sur une terrasse : une dizaine de gamins semble bien intéressée par ces trois étrangers mais n’ose pas trop s’approcher. Finalement, les plus grands prennent leur courage à deux mains et envoient la plus petite (et la plus intrépide) du groupe en éclaireur. Surprise, c’est elle qui nous offre un bonbon !!! C’est le monde à l’envers…
Nous rencontrons les seconds en rentrant des lacs d’Imichil. Nous croisons sur la piste deux petits garçons de retour de l’école à vélo. Alors qu’ils arrivent à notre hauteur, l’un d’eux crève et à l’air bien embêté. Je joue les French Doctor du pneu et répare ça fissa fissa. Tu pourras aller à l‘école demain petit.
Nous passons la nuit à Imichil, et profitons du hammam local. On ressort de là propres comme un sou neuf.