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Maroc - M’Semrir


de Philippe, 20-05-2005

M’Semrir


M’Semrir est bien plus facile a écrire qu’à prononcer. Nous avons tous les trois mis pas mal de temps pour arriver à le prononcer, et ça n’a toujours été qu’une prononciation approximative. Tous les trois ? Il y aurait donc un troisième larron maintenant ? Je vais trop vite, je reprends. Juste après le petit déjeuner nous prenons le bus jusqu’à Boulmane où nous enfourchons nos montures pour les gorges du Dades.
Au détour d’un virage, on tombe sur Loïc un cycliste Français. Il se joint naturellement à nous. Les trois solitaires forment maintenant un trio où la bonne humeur est permanente. Pendant nos semaines de solo, nous avons tous les trois connus des instants de doute et sommes très heureux de pouvoir partager notre voyage.
La route nous réserve quelques sévères lacets, l’occasion pour José Luiz de nous mimer les syndromes de la Tiziphobia (détaillés en fin de chapitre).
En chemin, le jeune Mohammed nous propose un thé. Nous sommes chaleureusement accueillis par toute sa famille. J’ai un petit moment d’inquiétude lorsque le thé est accompagné par ce que je crois être de la viande de mouton cuite depuis un certain temps. Ce n’est finalement que des dattes écrasées que l’on mange accompagnées de pain et d’huile d’olive. Les enfants sont tout heureux de se faire photographier. Nous déclinons l’offre de dormir sur place, nous voulons prolonger encore un peu l’étape. Mohammed nous accompagne avec son petit vélo jusqu’au col, route qu’il connaît bien pour la parcourir tous les jours en allant à l’école. Loïc a la bonne idée de faire essayer son vélo à Mohammed, son sourire nous en dit long sur sa fierté.
Avant de dîner nous prenons l’air sur la terrasse de l’hôtel, j’ai l’impression de connaître José Luiz et Loïc de longue date.
Demain c’est Souk hebdomadaire.
Tiziphobia : Du marocain tizi : col. La Tiziphobia ou peur des cols, atteint généralement les cyclistes à la vue de lacets trop serrés. Le cycliste rentre instinctivement la tête dans les épaules et porte une main en visière et fronce des sourcils afin de s’épargner la vue de la route restant à parcourir. Ne pas hésiter à consulter un psy si les symptômes persistent.

Commentaires sur cet article
said
fière de mon village natale et de ses habitants qui réservent un accueil chaleureux à ses visiteurs

vive MSEMRIR
 

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