
Nous avons eu droit aujourd’hui a un beau morceau de Maroc. J’ai l’impression de me répéter parfois, mais là, c’était vraiment superbe. On pourrait se croire blasé, mais non, rien n’y fait, on reste toujours époustouflé devant un écrin de verdure poussant au milieu de nulle part. Les gorges du Todra sont surtout célèbres pour avoir été le lieu de tournage de pas mal de films dont le plus célèbre est Lawrence D’Arabie, et sont éminemment touristiques. A la vue du nombre de campings et d’auberges à l’entrée des gorges et à Tamtatouche je n’ose imaginer le site en pleine saison, ça doit friser la cohue d’une grande surface à la veille de noël, avec des flots entiers de bus déversant leurs touristes pour une visite expresse. Mais coup de bol aujourd’hui nous étions les seuls sur la route et on s’est RE-GA-LE.
On s’est régalé, mais on a quand même eu droit à notre harcèlement touristique quotidien. A Tamtatouche tu fais une pause coca à midi, et tu as droit à la visite totale du camping, y compris la grande et la petite chambre. De sympa le gars devient rapidement chiant, c’est dommage. Mais le top en la matière nous a été réservé à Aït-Ani. On n’est pas encore descendu de vélo, que « le responsable du bureau touristique du coin » (un tabouret au milieu de la route) nous tombe sur le dos, et nous propose une visite des vestiges romains, des vestiges portugais, du musée Berbère et un guide pour que l’on ne se perde pas. C’est du classique mais usant à la longue, on pensait dormir à Aït, mais du coup le charme est rompu on fait demi-tour. Autre exemple, sur le chemin du retour trois jeunes filles berbères portant des fagots de bois, nous barrent la route. Stylos, dirhams, maquillage….voyant que l’on ne donne rien elles essaient de négocier une photo contre quelques dirhams. C’est la photo que je n’ai pas encore pu faire, des femmes Berbères au travaux des champs, mais nada, je reste fidèle à mes principes.
Le soir avec José on imagine les Berbères dans quelques années, façon indiens US à Monument Valley….tiens, un car de touristes, je prends mon fagot, mets mes habits traditionnels et vais faire la manche pour quelques photos.
Demain on remets ça au Dades avec un peu moins d’illusions.
Le soir nous repensons aux évènements de la journée, et comme notre vocabulaire commun est très limité nous communiquons par mimiques. José est très doué, j’en ris encore.
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